La course est passée, mais comme celle-ci a duré environ 39 heures pour l’équipe de Courir Sans Fin, j’avais besoin d’une petite pause pour que cet article de blog ne soit pas juste du charabia.
Maintenant bien reposé, je suis de retour avec quelques mots sur la nuit incroyable que l’on a passée à suivre Ariane à travers la magnifique île de Bali.

Toute l’équipe, juste avant le départ

Notre carrosse

Si vous nous suivez depuis un moment, vous savez probablement que l’on prévoyait de filmer le Bali Hope Ultra Marathon depuis un véhicule électrique… Si par contre vous avez vu certaines de nos photos de la nuit de la course, vous aurez remarqué que ça n’a pas été le cas.
Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. On a tout fait pour trouver un véhicule suffisamment puissant et spacieux pour répondre à nos besoins, mais malheureusement, ça s’est avéré impossible. Le soir avant la course, on n’avait donc pas d’autre choix que de louer un minibus à essence.
Si ce n’était pas vraiment ce que l’on voulait, celui-ci a finalement parfaitement répondu à nos besoins, malgré les gaz d’échappement.
Mais rassurez-vous, le reste du tournage en Suisse se fera bien avec le vélo électrique que l’on vous a montré au début du mois sur Facebook.

Kadek

Comme je l’ai dit dans un précédent article de ce blog, il y a toujours un rayon de soleil derrière les nuages et cette fois-ci ce rayon de soleil s’appelait Kadek.
À la base, Cécile (chargée de la logistique) devait nous conduire à travers Bali pendant la course, mais pour finir on a été contraint d’engager un chauffeur. Sans vouloir dénigrer les compétences de conduite de Cécile, je suis assez certain que c’était la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Kadek était non seulement un conducteur parfait, mais aussi quelqu’un de vraiment formidable.
Comme on devait rouler à la vitesse d’Ariane, on a passé la nuit à répéter «plus vite», «plus lentement», «un tout petit peu plus vite», mais il ne s’est jamais plaint au cours de nos huit heures et demie de route, et son sourire n’a jamais quitté son visage. En plus, il a même béni notre matériel avant le départ de la course.
La bonne nouvelle c’est qu’il a aussi accepté de nous conduire pendant nos cinq derniers jours de tournage à Bali… une sacrée chance pour nous!

Kadek, roi des chauffeurs

Le discours d’un réalisateur

25 mai 2019, dix minutes avant le départ de la course.
Une fois que toute l’équipe s’est entassée dans le minibus, Nicolas a décidé de dire quelques mots avant d’entamer ce qui, on le savait, serait une sacrée expérience. Sans vouloir offenser notre intrépide chef, il est très clairement plus doué pour réaliser des films que pour écrire des discours!
Mais le contenu n’était pas important, tout le monde a quand même été un peu ému: après presque neuf mois de préparation, c’était enfin le moment de tourner la course, cœur du documentaire.
Et quelle aventure on avait devant nous!

Boîte de sardines

Dire qu’on s’est entassés dans la fourgonnette est en fait un euphémisme.
On avait tellement de matériel que le chargement du véhicule s’est apparenté à une partie de Tetris. Après beaucoup de réflexion, on a réussi à tout ranger, mais ensuite il fallait ajouter cinq personnes.
Heureusement que Cécile et moi sommes plutôt flexibles, parce que la place pour les jambes était un luxe qu’on ne pouvait pas s’accorder sur ce voyage.

La banquette arrière de notre carrosse

Elle défonce tout!

Venant de Suisse, Ariane a l’habitude de courir en montagne et ça se voit.
Si vous avez suivi ma couverture du Bali Hope sur Facebook, vous savez probablement que Ariane était en tête pendant un peu plus de la moitié de la course. Encore plus impressionnant, elle avait plus de 20 minutes d’avance sur le prochain coureur après les 19 premiers kilomètres de montée.
Alors qu’elle approchait le ravitaillement au sommet, on a entendu un organisateur essayer de deviner qui arrivait: «Josh? Sean?… Ariane?!? ”.
Un peu plus tard, à mi-parcours, un membre d’une autre équipe vidéo couvrant la course s’exclama: «Elle défonce tout !!!». Je n’aurais pas pu mieux le dire.

Ariane court (vite)

Objets trouvés

On pourrait imaginer que quelqu’un en plein milieu d’un ultramarathon aurait mieux à faire que de ramasser les affaires des autres, mais pas Ariane.
En s’approchant de l’arrière de notre minibus – quelque part entre les kilomètres 20 et 30 – elle nous a soudainement tendu un téléphone portable: «Tiens, j’ai trouvé ça sur la route!
Quand Laurent l’a pris, il s’est immédiatement rendu compte que c’était le sien, alors qu’il n’avait même pas remarqué qu’il l’avait perdu.
Dans un sale état, le téléphone s’était de toute évidence fait rouler dessus par un véhicule, mais étonnamment, il fonctionne encore parfaitement.

Le téléphone (fonctionnel!) de Laurent

Problèmes techniques

Le titre de ce paragraphe devrait en fait être au singulier.
Peu importe la préparation faite en amont, les problèmes qui peuvent survenir lors d’un tournage de nuit au milieu de nulle part sont nombreux… mais au final on n’en a eu qu’un seul. En fait tout s’est bien passé, même le problème que l’on a rencontré.
À peu près à la moitié de la course, la caméra s’est mise à faire des siennes pour une raison inconnue – mais la bénédiction de Kadek semble avoir fonctionné, car le problème est survenu exactement quand on comptait prendre une pause et a été résolu juste avant qu’on doive reprendre la route.
Ça ne nous a pas du tout ralenti… et heureusement, puisqu’Ariane était si rapide que l’on ne l’aurait peut-être jamais rattrapée!

Joseph Barnes

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