Photo de Nicolas
© Photo : Stéphanie Foltran

Propos recueillis par Joseph Barnes

MADELEINE DE PROUST

Je ne me rappelle pas du premier film que j’ai vu, mais plutôt des dessins animés. On regardait les Tex Avery sur Canal Plus avec mon père tous les dimanches soir. C’était probablement le seul truc qu’on avait le droit de regarder à l’époque.

C’est pas forcément le cinéma dont je suis fan aujourd’hui, mais je pense que les films que j’ai vu le plus souvent sont Rasta RocketTop Gun, et Terminator 2. Je faisais croire que j’étais malade histoire de pas aller à l’école et je les regardais en boucle à longueur de matinée. J’ai revu Rasta Rocket l’année passée et ça marche assez bien comme Madeleine de Proust. Ça fait un bon petit effet nostalgie.

ACTION!

Vers dix ou douze ans, on a essayé de faire un petit film de gangster avec les potes du quartier. On tournait de nuit devant la maison avec nos cagoules… c’était assez ridicule.

L’envie de faire du cinéma trainait donc depuis longtemps, mais c’est devenu plus concret pendant ma formation de médiamaticien. J’ai dû faire un court métrage et ça m’a confirmé que c’est ce que je voulais faire. Ensuite, je suis parti à Montréal faire mes études techniques en cinéma. Je ne savais pas vraiment si c’était le bon choix, puisque j’avais jamais expérimenté les vrais plateaux de cinéma, mais dès le premier jour, c’était une évidence.

Photo de Nicolas sur un tournage
© Photo : Martin Wilhem

DOC vs FICTION

En fiction, on peut maitriser ce qu’on fait. On dirige, on décide du décor, de ce que dit l’acteur et ce que fait le personnage… Mais avec un doc, on suit une histoire qui n’existe pas encore, qui va se créer sur le coup. On peut un peu anticiper, mais le challenge c’est qu’on ne peut pas tellement définir à l’avance ce qui va se passer. C’est pas inquiétant, mais stimulant. C’est très différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent et je me réjouis de le découvrir.

Evidemment ça fait aussi un peu peur de se confronter à quelque chose qu’on ne connait pas du tout et qu’on n’a jamais expérimenté… Toutes les démarches qui vont autour, que ce soit pour financer ou mettre en œuvre le projet. Une grosse partie du tournage se fera à Bali, donc il y a plein de logistique à organiser. C’est un projet d’une assez grande ampleur mais bien entouré.

LA TRANSPI!

Plus jeune, j’ai fait pas mal de course d’orientation et de raids, des courses de quatre à six ou sept heures où on faisait de la course à pied, du VTT, de l’escalade, du roller et du canoë. C’est clairement les plus gros efforts physiques que j’ai fait.

J’ai plus fait de sport depuis un bon moment., mais c’est toujours quelque chose qui me tente. Je n’arrive jamais à m’y remettre, mais du coup ça sera peut-être l’occasion en suivant Ariane. Ça me donnera peut-être des envies de me remettre à un sport correctement.

Je ne me considère pas comme ramolli actuellement, mais c’est sûr que je me verrais mal monter un sommet en courant comme le fait Ariane. Elle dit que si je m’entraîne je la battrais. Ça m’étonnerait beaucoup…

Ma frangine

Quand Ariane était petite, j’aimais bien l’embêter et me moquer d’elle parce qu’elle réagissait facilement. Elle était vite déstabilisée, alors forcément quand un grand frère a une petite sœur comme ça, il a tendance un peu à la charrier. Maintenant, me suis un peu calmé, mais ça ne m’empêche pas de la taquiner de temps en temps.

Je ne connaissais pas le côté battante et guerrière qu’elle montre aujourd’hui dans ses courses et ses entraînements. C’est quelque chose de nouveau pour moi que j’ai envie de découvrir et comprendre à travers ce film.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *