Propos recueillis par Joseph Barnes

Dans cet article, je vous présente Marc Lauenstein : trail runner d’élite, dentiste et parrain de ce projet.

Le départ

J’ai toujours couru ! Gosses déjà, on allait en montage faire des marches avec ma sœur ou mon frère. On n’aimait pas trop marcher, alors on courrait ! Puis j’ai découvert la course d’orientation, et j’ai continué de courir. C’est vraiment quelque chose qui fait partie de moi. 

Je suis un coureur de cœur. C’est quelque chose que j’essaie de respecter au maximum. Ce n’est pas juste une activité que je fais, quand je vais courir je respecte qui je suis. Ce n’est pas quelque chose que j’ai appris à faire… c’est moi.

MA PLUS LONGUE COURSE

Ça devait être le Trail des Templiers, ce qui correspond à 76 kilomètres. Quand on ne s’est jamais essayé à une telle distance, il y a tout de même une petite appréhension avant le départ. Je ne m’entraine pas énormément et je ne fais pas des semaines avec un kilométrage super élevé… donc je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. Mais c’est aussi la beauté de ces challenges. On se lance des défis, mais il y a toujours une incertitude. Après, ce qui prime pour moi c’est de sentir tout au long de la couse que mon corps fonctionne encore et que je ne suis pas en train de prendre une hypothèque pour plus tard.  Malgré le fait que je vais au bout moi-même, je respecte mon corps et c’est très important.

AVANT LA COURSE

J’ai appris à essayer de rester le plus serein possible le soir avant un départ. C’est au moment de l’inscription qu’il faut faire ces réflexions. Ensuite, il faut faire ses devoirs et essayer de se préparer au mieux possible, tout en sachant qu’on ne pourra jamais tout contrôler. Et le soir avant, faut être prêt, mais sans se prendre la tête. Ça ne sert plus à rien, on risque juste de griller ses munitions. 

LE MEILLEUR MOMENT D’UNE COURSE

La ligne d’arrivée, comme pour tout le monde ! Mais c’est un tout. La plus belle chose, c’est qu’on passe vraiment par tous les états d’âme pendant une course. Il y a des moments euphoriques, quand on se sent vraiment voler, puis on plonge dans des moments très difficiles, où il faut lutter, il faut rester positif. C’est dur. Si on y pense trop on a envie d’abandonner, mais ces contrastes c’est quelque chose d’assez spécial. Les vivre à fond c’est très enrichissant.

LA VOIX DE LA SAGESSE

Courir 50 km ou me faire arracher les dents de sagesse ?

Les deux sont absolument viables. Enlever les dents de sagesse, permet d’éviter certains problèmes, mais courir 50 kils dans un cadre magnifique c’est absolument féérique. A choisir je choisirais quand même la course.

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