Après quelques mots sur la préparation physique la semaine dernière, ce que je vous propose aujourd’hui est bien une seconde salve de conseils d’Ariane notre coureuse et non pas ceux de la reine du Cours-y-kistan ou je ne sais où. On s’attaque donc aujourd’hui à ce qu’il faut prendre avec soi le jour de la course.

Les Chaussures

Les chaussures c’est très personnel. C’est vraiment important de les choisir selon la forme de ses pieds – s‘ils sont plutôt plats, plutôt affaissés contre l’intérieur ou l’extérieur – afin d’avoir le bon soutien. Il faut pouvoir les tester pour voir si on est confortable dedans, mais aussi choisir la bonne taille selon la discipline. Si on fait du trail on va parfois viser à peine plus grand pour éviter de taper dans le fond de la chaussure à la descente, tandis que sur route il n’y aura pas forcément besoin.

Tous ces petits détails font que c’est important d’aller chez les spécialistes dans les magasins de sport pour être conseillé de manière correcte. Il ne faut pas non plus choisir ses chaussures par rapport au visuel ou parce qu’un coureur les mets et court bien. Ce n’est pas la chaussure qui fait le coureur finalement, donc il faut vraiment choisir quelque chose de personnel.

Les Vêtements

Au niveau des habits, je pense que c’est pareil, chacun doit trouver son confort. Personnellement, j’aime les shorts avec une doublure serrée contre la peau, car sinon ça peut faire des frottements aux cuisses. Pareil pour les t-shirts, quand ils sont détendus ou ont certaines formes, ça peut créer des frottements contre la peau, autant chez les hommes que chez les femmes. Du coup c’est essentiel de choisir des habits dans lesquels on est bien… y compris les chaussettes ! C’est important d’en choisir avec des zones de protections si on est sensible des pieds.

Dans l’sac

Je ne suis pas forcément pour prendre toute sa valise avec, mais lors des courses d’endurance et des trails, il y a souvent des listes de matériel obligatoire… plus ou moins conséquentes. Souvent il faut le téléphone avec le numéro de secours, par contre au niveau premiers soins on ne transporte généralement pas grand-chose. Il y a parfois vestes et pantalons imperméables, une certaine quantité d’eau, de l’alimentation, une couverture de survie…. Ça varie selon les lieux qu’on traverse. Et c’est vrai que si on fait des cols en montagne c’est bien d’avoir une surcouche dans son sac, si jamais on reste bloqué en-haut.

Alors oui, le téléphone peut être indispensable pour prévenir les secours, mais pour le reste du matériel je suis plutôt de l’avis que chacun a un peu sa responsabilité.

Boire

C’est important de ne pas forcément boire que de l’eau. Il y a des boissons d’effort qui sont nécessaires, qui apportent du sucre, différents minéraux, du sel, du magnésium, des vitamines, des électrolytes… Tout ça, ça permet de récupérer ce que l’on perd par la transpiration. C’est vraiment important sur les longues distances. Si on fait un dix kilomètre on n’a pas besoin d’en emporter avec soi, si on boit de l’eau pendant l‘effort ça ira très bien. Mais sur une longue distance il faut répondre aux besoins, non seulement d’hydratation en termes d’eau, mais d’hydratation aussi en terme de sel et de tous les minéraux… même si c’est pas très français ma phrase.

Ariane ne s’arrêtera donc sans doute pas pour boire aux chutes d’eaux balinaises.

Manger

C’est aussi très personnel, mais c’est important d’avoir des sucres rapides parce que ce qu’on mange, on va tout de suite le dépenser. Ça va être le fuel, l’essence. Moi, ça peut aller des pâtes de fruits à des barres de céréales qui mêlent sucres rapides et sucres lents en passant par des bouts de fruits.

C’est aussi important que ça fasse plaisir, alors je mange aussi parfois du beurre de cacahuètes, qui amène des protéines et du sucre. Faut pouvoir digérer l’aliment, mais aussi qu’il y ait une part de plaisir. Certains coureurs mangent des Tucs, des chips voire des bonbons Haribo…. Finalement, par l’alimentation on répond à nos besoins, par exemple, le sel via les chips ou les Tucs Si à la fin d’une course on a des fortes envies de sucré ou de salé, ça nous dit ce dont on manquait pendant la course.

Un porte-bonheur?

Je n’ai pas de porte-bonheur particulier, mais plutôt mes petites habitudes. Ce que je mange le soir, ce que je mange le matin, mes petits rituels de relaxation… mais je n’emmène pas d’objet symbolique avec moi. Je prendrais bien un chat si je pouvais, mais c’est pas hyper pratique à transporter.

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